Roger FAINDT

Né en France en 1956, Roger FAINDT a vécu à Besançon, capitale régionale de la Franche-Comté, avant de s'établir à Miserey où il mène une double activité d'auteur et de salarié dans un organisme social.

Romancier et musicien, il est l'auteur de nouvelles, de romans ainsi que de petites mélodies pour guitare classique.


Ouvrages
Note de présentation





Ouvrages publiés

- Le Souffle du Passé,
Éditions Marie-Noëlle, 1997, roman de science-fiction.

- Quand les ombres s’allongent,
Éditions Caracter’s, 1999, roman régionaliste.
(Livre présélectionné pour la finale du prix Pergaud 1999 - Mention du jury de la Société des Poètes et Écrivains des Pays de l’Ain pour le prix du roman 2000 de la ville d’Ambronay)

- 2143, midi quinze
nouvelle de science-fiction éditée par la revue « Écrire aujourd’hui » dans le cadre de son concours de nouvelles 1999 sur le thème « où va l’homme ».

- L’artisan plombé
nouvelle. 1er prix du concours « Acalavo », Association Culturelle des Amis de la vallée de l’Ognon, mai 2001.
4e prix du libraire du concours international « Regards » de la ville de Varennes- Vauzelles, février 2001.

- La lettre de Charlotte,
Éditions Aréopage, mars 2001, Chronique villageoise
en Franche-Comté sous l’Occupation.
PRIX Louis PERGAUD 2001.
3e prix du roman de la ville d’Ambronay, septembre 2001.
2e prix de la Grande Houssière du concours littéraire « Nature et vie rurale »
organisé par l’Association SEMER (Sauvegarde, Embellissement et Maîtrise de
l’Espace Rural) sous l’égide du Conseil Régional des Vosges, septembre 2001.
Prix de la ville de Neuf-Brisach, « Les Cahiers du Rhin », octobre 2001.

- L’enfant du chaos
nouvelle éditée par le « Centre Culturel d’Abbeville »
Diplôme d’honneur de la nouvelle, juin 2001.

- La petite maison jaune
nouvelle publiée dans la revue « Hauteurs »
2e prix du concours de nouvelles de Feignies (Nord), octobre 2001,
sur le thème pourquoi ce téléphone sonne-t-il toujours ?

- Mille ans, mille enfants
nouvelle de science-fiction publiée par Bucdom éditions. Concours de nouvelles organisé par la mairie de Saint-Bonnet
les Oules (Loire).

- L’un devant l’autre,
impressions d’une séance de photographies, texte courtprismatique à lecture horizontale et verticale. Portraits d’Écrivains en Franche- Comté par Éric Toulot, Éditions Néo-Typo, novembre 2001 (commande du CRL de Franche-Comté).

- Le silence de la rose
(hommage à André Brenot, Résistant assassiné par les nazis) nouvelle éditée par le « Centre Culturel d’Abbeville ».
2e prix de la nouvelle de la ville d’Abbeville, novembre 2001.


- Le trottoir ventru nouvelle. Diplôme d’honneur, mars 2002.


- Les visages de papier nouvelle publiée dans la brochure du prix de la nouvelle
« Gaston WELTER ».
1er Prix ex aequo Gaston WELTER de la ville de Talange.


- Le Pays des Illythias, Éditions Aréopage, novembre 2002, roman.

- Délivre des maux, Éditions Aréopage, novembre 2002, recueil de nouvelles.

 
 

Note de présentation de mon travail


Je ne sais plus si j'avais rêvé ou si les idées m'étaient venues comme un coup de vent dans les cheveux. Ces bribes d'histoire que j'avais contées à un ami, sans intention de les écrire et encore moins de les publier, lui avaient fait dire : il y aurait de quoi en faire un bouquin !
J'avais souri. À 34 ans, marié, papa de trois adorables enfants et un boulot, le temps était passé si vite. Je cherchais mon temps ! Celui qui meurt à la fin de chaque année en nous laissant un goût amer dans la bouche. Le temps d'apprendre à vivre en songeant que demain, il serait peut-être trop tard. Ecrire, je n'y avais jamais songé. Ecrire pour quoi, pour qui ?
La mort me prit mon ami et me laissa mon récit. J'écrivis... J'écrivis mon premier roman pour chasser cette mort qui m'obsédait : "Le souffle du passé". Une histoire d'amour entre un homme et une femme sélectionnée génétiquement. Un roman de science-fiction dont l'action se déroule sur Terre et sur Doranda, une planète que l'on découvrira certainement un jour, à une époque où l'oubli nous aura tous effacés.
Au-delà du destin tragique des personnages de ce livre, je voulais mettre en exergue les difficultés de communication entre des êtres différents :
- différence génétique qui désigne comme coupable le progrès scientifique dans les domaines de la sélection des gènes humains et de la fécondation assistée.
- différence culturelle : Rod est un Terrien épris de liberté et de connaissance. Sabine, soucieuse du respect du droit, est docile et craintive.
En toile de fond, un univers pensé, organisé, réglementé, pour le bien-être de ses citoyens. Une société où tout est géré par la puissance publique, discrète mais omniprésente, et marquée par une violation de la vie privée.
Un choix difficile entre l'intégration dans le respect de la règle et la liberté au prix de la marginalité.
Un roman qu'il fallait bien classer, ne serait-ce que pour satisfaire ceux qui n'aiment pas le désordre. Un choix éditorial qui, avec le recul, allait s'avérer difficile pour entrer à petits pas dans le monde de l'écrit et des livres.
J'ai beaucoup aimé ce livre et je ne le renie pas. Pas seulement parce qu'il est le premier, mais aussi parce que je l'ai écrit avec mon coeur et avec ce désir de vivre au-delà du temps. Ne fallait-il pas conjurer ce regard en reflet derrière le mien qui, quoi que je fasse, triompherait ?
Faible de cette première expérience, il me fallait me reconstruire. Un morceau de rêve s'était brisé. J'ai persisté à noircir du papier comme on marche pour se changer les idées. La mort avait beau être affublée de sens, de réincarnation, de paradis, elle restait cependant ce néant infini.
J'écrivis un deuxième roman de science-fiction. Un texte refusé par les éditeurs et à juste titre. Un texte écrit trop rapidement et qui manquait de maturité. Un jour peut-être, je le reprendrai...
Continuer ? J'en avais besoin et mes premiers lecteurs le souhaitaient. Le monde s'agrandissait ! Alors je me suis organisé, j'ai écrit, en prenant sur mon temps de congés, mon sommeil.
Je devais me débarrasser de ce temps dans lequel le monde moderne m'avait englué et qui avait pris pour moi une importance diabolique. Il y avait tant de vies passées à raconter, à sauver, pour donner un sens à ma propre vie. Écrire me semblait être la seule chose qui ne fût pas impudique.
J'ai donc écrit "Quand les ombres s'allongent". Trois ans de travail, beaucoup de fatigue, mais quel bonheur ! Nouvelles critiques, nouvelles lettres de lecteurs comme des caresses sur le coeur.
Un roman régionaliste. Un hommage à ces paysans qui savaient que la terre ne mentait pas. Un livre plein de dictons franc-comtois, de non-dit, de secrets et de regards en coin.
Une histoire que j'ai écrite hors du temps parce que, justement, elle parlait du temps des autres. J'écrivais au présent et je vivais au passé. Des mots qui comptaient plus par leur voix, leur corps que par le sens qu'ils transmettaient. Ils étaient venus à moi, sans moi. Des mots aimés et aimants. Des mots du quotidien, les plus beaux ! Après cet ouvrage, une nouvelle histoire m'avait de nouveau submergé. Elle était arrivée comme un voleur dans la nuit.
Les femmes et les hommes de ce roman m'habitaient depuis que j'avais retrouvé leurs traces : des lettres et pour certains des photographies maculées de sang. Il m'était impossible de les laisser là où je les avais trouvés. Il fallait que je mêle et que je raconte leurs vies. Déjà leurs tourments m'accablaient, leurs souffrances couraient dans mes veines. Il était trop tard, j'étais derrière eux, j'accompagnais leurs gestes, j'entendais leurs mots qui déchiraient mon coeur !
"La lettre de Charlotte" avait grandi si vite ! Charlotte m'avait investi. Je pleurais en la lisant et pourtant, ses mots désespérés éloignaient le malheur. Quelques mois ont passé. Il y a comme un grand vide dans ma tête. Je continuerai d'écrire. À défaut, il me restera la passion...